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Le travail : perspectives philosophiques et contemporaines


 

Travail et réalisation de soi


Le travail est interprété dans l'idéologie capitaliste contemporaine comme le moyen fondamental de se réaliser soi-même. Or 1/ la réalisation de soi fonctionne comme une idéologie (Cf travaux de Goléjac), 2/


Pour Locke, dès lors que je mêle de moi-même à un objet naturel par mon travail, et que je le sors de l'état où l'avait laissé la nature, je me l'approprie. Le travail est le fait qui fonde la propriété.


À l'inverse, pour Marx, le travail est une aliénation. « il transforme en désavantage son avantage sur l'animal »

 

Travail et Occident

 

Le travail est-il une valeur universelle ? Un inconstant anthropologique ?


  • Paul Lafargue, Pour un droit à la paresse (1880) : on a transformé en idéologie et valeur absolue ce qui était au départ une malédiction divine
  • Malinowski, Les Argnonautes du Pacifique : contre l'erreur ethnocentriste des « peuples fainéants ».
  • Historiquement, le travail est né comme une forme d'indignité sociale (esclave)


« Travail, œuvre, action sont les trois grandes dimensions de la vie active » Arendt, Condition de l'homme moderne.


Travail et appartenance. Le paradoxe du travail


L'homme s'affranchit de la dépendance à la nature par le travail, en passant de la cueillette à l'agriculture (Bataille), mais ce faisant il se jette dans une seconde forme de dépendance.


Ce qui fait que l'homme quitte l'animalité pour devenir proprement humain est le travail, et en même temps, c'est le travail qui fait que l'homme retombe dans une forme de déshumanisation : travail à la chaine.


Dois-je avoir conscience de travailler pour que ce que je fais compte comme un travail ?


Ne pas travailler, c'est s'exclure de l'humanité.


Les problématiques contemporaines : chômage longue durée etc.


Travail comme fait ≠ idéologie du travail. La question que pose le film de Pierre Carles Attention danger travail c'est celle du travail comme valeur (=>sociétés capitalistes) et non plus comme fait, c'est-à-dire comme forme privilégiée de développement humain et social. Non seulement je sais que je dois travailler pour vivre et être humain, mais je me mets à placer le travail comme la valeur suprême, comme l'activité par laquelle je me réalise.


  • utopie d'une société sans travail (Proudhon)


Travail et profession.


L'idée de vocation. Mauvaise foi Sartre, L'Être et le néant


Renversement des rôles : parfois c'est n'est plus moi qui mène mon travail, mais c'est mon travail qui me maintient, avec la sensation confortable d'occuper une case dans la société, un rôle dans la fourmilière générale => cela est manifeste avec la crise du chômage : effondrement de soi.


Avec une forme de mauvaise foi : je me rassure en me disant que j'occupe une place, lors qu'en réalité c'est la place qui me tient.

 

Les intermittences du travail


Le travail n'est pas homogène dans la durée : on oscille entre des moments jubilatoires de création, de confiance en soi, d'achèvement, etc. et d'autres moments de routine stérile, de fatigue, de lassitude et de dégénérescence.




 

 



 

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