La crise actuelle bouleverse nos repères et pourrait remettre en cause certains éléments de notre modèle de développement. Dans ce contexte, nombreux sont ceux qui mettent en avant la «restauration de la confiance» comme préalable à la sortie de crise. La confiance, au cœur de la relation à l'autre, est l'un des piliers de notre société, que ce soit dans les sphères intimes et personnelles ou dans les sphères publiques et professionnelles. Mais quelle est cette confiance qu'il faut absolument restaurer ? La confiance en soi ? La confiance en l'Autre ? La confiance du client à l'égard de son fournisseur ? La confiance de l'actionnaire face à l'entreprise ? La confiance du collaborateur à l'égard de son manager ? La confiance en son banquier ? en son chef d'état ? ... Et quels sont les leviers qui permettent de redonner confiance ? Des modèles exemplaires et responsables au sein de la famille, du monde de l'entreprise ou du monde politique ? Des valeurs partagées comme la transparence et l'authenticité ? Avoir foi en l'Homme ? Le remettre au cœur de nos réflexions, de nos actions, de nos entreprises ? Orienter nos actions, nos décisions vers leur finalité essentielle sans céder à l'urgence, n'est-ce pas la solution ? Certains constatent que la crise financière, ses nombreux impacts économiques et sociaux et la communication qui en est faite par les médias ont pour effet une perte de confiance des salariés et leur démobilisation dans l'entreprise ; il en est de même du consommateur à l'égard des marques, du citoyen envers les politiques, ... Or, La confiance est indispensable à l'activité économique : l'élaboration du contrat, la création d'entreprise, l'investissement, la prise de risque, la collaboration, l'innovation. Les médias sont-ils des diffuseurs de confiance ou au contraire sont-ils anxiogènes ? Restaurer une communication (versus le marketing) plus objective et plus constructive, ne serait-ce pas le début d'un retour à la confiance ? Il semble que les plans de relance de ces derniers mois aient un effet limité en la matière, et que malgré les mesures correctrices du G20, nous sommes encore loin du compte. Ne devrait-on pas percevoir la crise que le monde traverse comme l'opportunité de poser collectivement de nouvelles bases ? Comment agir, penser, reconstruire pour une société plus équitable, plus éthique, plus responsable, mais aussi prospère, en développement, etc ... dans laquelle nous pourrions nous projeter sereinement... avec confiance ?! *Définition du Larousse : Confiance, nom féminin, (latin confidentia, avec l'influence de l'ancien français fiance, foi)
La confiance est un ciment de toutes les sphères de la vie:
- en soi: "Je suis capable de la faire !"
- entre amis: "compte sur moi !"
- au boulot: "serrons nous les coudes pour passer la crise !"
- dans le couple: "ensemble toute notre vie !"
- dans l'économie: "l'indice de confiance ISM dégringole ..."
Tout le monde l'appelle de ses voeux, mais elle et insaisissable, on ne la décrete pas, on l'a construit progressivement, on peut la ruiner en un instant ...
C'est une question qui touche à de nombreuses notions: respect de l'autre, sens des responsabilités, solidarité et aussi sans doute à une certaine lucidité face à la vie:
C'est un sorte de pré-requis, de tapie de sécurité, d'assurance pour se lancer dans l'action
Dans toutes les sphères possibles de la vie (personnelle, familliale, professionnelle, sociale ...), la confiance est en fait un stimulateur de courage, un filet de sécurité pour entreprendre
... on sait sur qui conmpter en cas de problème ou d'échec !!
en tous les cas on se demande, et on va tenter de le mesurer par un sondage, que la confiance en une institution ou une entreprise passe par l'aligenement entre les conviction (ou la finalité de l'organisation), le discour et le faire. cf "je dis ce que je pense, et je fais ce que je dis".
On retrouve certains éléments communs.
Il reste à savoir s'il croit effectivement à ce qu'il dit.